L\'Afrique peut!

L\'Afrique peut!

«Changer en échangeant avec l'autre sans se perdre ni se dénaturer.»

Après plusieurs siècles de discours de l’occident sur l’Afrique, l’heure et le contexte actuel du monde dans lequel nous vivons oblige les uns et les autres à reconnaitre l’autre ni comme un être inférieur encore moins un être supérieur mais tout simplement un autre avec qui, il est possible d’échanger sans se perdre ni se dénaturer. C’est ce à quoi nous invitent les postcolonial studies qui sont, selon moi, la meilleure réaction scientifique au discours sur l’Afrique.


Allocution du président Sarkozy à Dakar en 2007.


Un discours c’est un texte qu’on fait et produit pour une circonstance précise. Le discours est généralement lu après la préparation qui a été faite. Mais le discours peut être un livre écrit, il peut être autre chose (une œuvre d’art). Bref un symbole qui représente le point de vue ou l’idéologie d’un peuple par rapport à un autre. Parler des discours sur l’Afrique est une tache à la fois passionnante et complexe. Passionnante parce qu’elle permet d’entrer en profondeur sur les relations entre les peuples et le désir de « provincialisme narcissique » qui les hante. Complexe parce qu’il s’agit de maitriser un peuple et ses aspirations vis-à-vis des autres. L’Afrique a été le témoin privilégié de cette construction discursive non pas en tant qu’acteur mais en tant que Objet. En fait, pour préparer l’esclavage, les hommes politiques occidentaux mirent sur pieds des textes fondateurs sur l’inégalité entre les races, sur l’infériorité de certaines races. Mais c’est pour préparer la colonisation que ce discours sur l’autre sera de plus en plus répandu. L’objectif était justement à travers les textes de certains « intellectuels » et surtout hommes politiques officialiser l’infériorité des autres races, légitimer la domination existante et piller les ressources économiques. Voila le triptyque, on pourrait dire. Comme le montre Ashis Nandy « intimate ennemy », la colonisation était une guerre mentale (mental war) et pour la réussir, il fallait mettre sur pieds une codification psycho-symbolique. La première phase de cette codification était donc le discours. On dit tout, sauf ce que vous êtes Pour produire les résultats que nous tous connaissons. Ce discours sur l’autre a été analysé de font en comble par deux grands penseurs du siècle précèdent : le palestinien Edward Saïd et le congolais Yves Valentin Mundimbe. Dans cette présentation, nous présenterons quelques discours, nous donnerons quelques avis de spécialistes sur la question avant de conclure avec les conséquences.  

 

L’Africain n’est pas entré dans l’Histoire


Dans cette seconde partie, nous allons revenir sur certains discours qui ont marqué les relations entre l’occident et l’Afrique. Cette présentation permettra de comprendre la dynamique de ces discours. La trame est la même : nier l’autre pour lui retirer son appartenance humaine afin de le désintéresser de ce qui lui revient de droit. Nous prendrons de ce fait appui sur Hegel qui a prononcé à notre avis l’un des discours fondateur sur l’Afrique dans son fameux ouvrage : la raison dans l’Histoire. Ensuite, nous présenterons certains discours comme celui de Victor Hugo, Léopold 2, De Gaulle, Newton, Jules Ferry et plus proche de nous Nicolas Sarkozy. Les années de ces discours et le contexte pour en apprécier le rôle. Prenons le cas des discours de Hegel, de Léopold 2 et de Jules Ferry sur l’Afrique. Hegel par exemple déclarait au XVIIIème siècle que « l’Afrique n’a pas d’Histoire » parce que les peuples de cette contrée n’ont pas de raison et seuls les êtres dotés de raison peuvent avoir une histoire « Ce que nous comprenons en somme sous le nom Afrique, c’est un monde anhistorique non développé, entièrement prisonnier de l’esprit naturel et dont la place se trouve encore au seuil de l’histoire universelle »  in Hegel, La Raison dans l’Histoire (1830). L’objectif de cette déclaration comme la plupart des contemporains au philosophe allemand a été de nier l’humanité d’un peuple pour permettre aux politiques de légitimer leur pillage macabre et odieux. C’est un peu dans ce sens que s’est comporté Jules Ferry au XIXe siècle au sujet de l’Afrique. Lorsque pour légitimer l’acte colonial, il déclara que les Civilisations supérieures ont un devoir envers les civilisations inférieures : apporter à ces dernières, la « Civilisation ».  La civilisation occidentale étant à son avis, supérieure. Leur rôle est d’apporter la « civilisation » au sauvage comme ci avant la colonisation, les africains étaient des sauvages et des bêtes.  Ces stéréotypes ont alimenté de tout temps le regard occidental sur l’Afrique or les recherches ont montré un dynamisme, une créativité Africaine pendant la période précoloniale (cf. petit précis de remise à niveau sur l’Histoire Africaine à l’usage du président Sarkozy).

Comme Hegel, cette idée est devenue une règle et coloniser est devenu dans l’esprit des acteurs de la société coloniale un fait normal participant de la réalisation tant du colon que de celui du colonisé. La colonisation devait selon ces discours permettre aux Européens d’apporter la civilisation, la raison, l’Histoire aux peuples Africains dépourvus de toutes ces valeurs et étant à la marge de l’Histoire. D’ailleurs selon certaines écoles de pensée en Histoire occidentales, l’Histoire de l’Afrique commence avec la Colonisation. C’est le cas de l’école positiviste pour qui l’Histoire s’appuie sur les écrits et étant donné que, selon eux, l’écriture arrive avec la colonisation, on ne peut parler d’Histoire en Afrique que pendant et après la colonisation.  C’est ce qui ressort de ce propos du professeur anglais  Newton tenu en 1923 : « L’Afrique n’avait pas d’histoire avant l’arrivée des Européens. L’histoire commence quand l’homme se met à écrire. Donc le passé de l’Afrique avant le début de l’impérialisme européen ne pouvait être reconstitué que d’après les témoignages des restes matériels, des langues et des coutumes primitives, toutes choses qui ne concernaient pas les historiens, mais les archéologues, les linguistes et les anthropologues ».

Ces trois discours sont très illustratifs du discours sur l’autre, du regard sous tendu de préjugé sur l’Afrique. Un regard habillé de stéréotypes de tout genre ne s’appuyant sur aucun fait concret et palpable mais visant un objectif : soumettre l’autre parce qu’il est autre.

Mais celui de Léopold 2 aux missionnaires exprime véritablement cette volonté de soumission de l’autre même si l’occident reconnaissait à l’Afrique des aspects de la civilisation. Lorsqu’il est dit aux missionnaires : « ne leurs (colonisés) apprenez pas à prier parce qu’ils connaissent Dieu en l’appelant « Nzambé »… », C’est la preuve du fondement machiavélique de  cette activité. Ces quatrediscours ne sont pas exhaustifs mais sont les fondements car les autres  ne suivront que les traces en répétant les mêmes phrases.

Le discours qui a le plus surpris est celui de Paul Nicolas Sarkozy de Nagy Bosca. Tenu dans une salle du panthéon du savoir Africain à Dakar en 2007, il a montré aux yeux du monde que la France avait mal dans sa mémoire : « Le drame de l’Afrique, c’est que l’homme africain n’est pas assez entré dans l’histoire. Le paysan africain, qui depuis des millénaires, vit avec les saisons, dont l’idéal de vie est d’être en harmonie avec la nature, ne connaît que l’éternel recommencement du temps rythmé par la répétition sans fin des mêmes gestes et des mêmes paroles. Dans cet imaginaire où tout recommence toujours, il n’y a de place ni pour l’aventure humaine, ni pour l’idée de progrès ». La même réalité est observable : dénier à l’Africain une trace d’humanité, bestialiser l’Africain. Loin des discours en eux-mêmes, nous voulons scruter la résurgence d’un tel discours 50 ans après la colonisation. Pourquoi de tels propos alors que certains pensent que la colonisation est définitivement une affaire du passé ?

Pour préparer cet exposé, nous avons consulté deux auteurs parmi les plus populaires de notre temps : Edward Saïd et Yves Valentin Mundimbe. Nous allons vous donner un aperçu de leur position sur le discours sur l’autre.

 

Edward Saïd et Yves Valentin Mudimbe : leur position sur la question


Ces deux auteurs ont produit une œuvre scientifique chevaleresque qui sert d’inspiration pour certains à la pensée postcoloniale.

 

Edward Saïd est un intellectuel palestino-Américain qui a fait son cursus académique aux Etats-unis d’Amérique. Il a produit une œuvre scientifique assez consistante mais son livre le plus célèbre est Orientalism paru en 1978. Traduit en 1980 en Français, l’ouvrage connait un succès retentissant. La problématique générale de l’ouvrage tourne autour de la question suivante : Comment l’Occident conçoit et traite l’Autre, se demande-t-il ? En s’appuyant sur la situation coloniale du Moyen-Orient, il montre, à travers des textes de scientifiques comment l’Occident à réussi à créer l’orient loin de ce que l’Orient est effectivement mais en fonction de ses fantasmes et rêves.  Pour lui, le concept d’Orientalisme revêt une part d’impérialisme de la part des occidentaux qui veulent déprécier l’autre pour mieux l’assujettir «  l’orientalisme est un système savant et cohérent de représentations, un tissage de préjugés réducteurs et durables et de stéréotypes issus « d’une fantaisie privée » qui impose une vision monolithique, « essentialiste et idéaliste » de l’Orient et des Orientaux ». C’est dire que l’Orientalisme est, selon Said, un discours sur l’Autre. Mais cet autre n’est pas l’Africain, c’est un autre « Africain », un ex colonisé. Le mécanisme est le même. Dans la préface de l’édition Française de l’Orientalisme, Tzevan Todorov dit ceci : « la dépréciation de l’autre e deux aspects : d’une part, on considère son propre cadre de référence comme étant unique, ou tout au moins normal ; de l’autre, on constate que les autres, par rapport à ce cadre, nous sont inférieurs. » il poursuit en disant : «  ce qu’on lui refuse, c’est d’être différent : ni inférieur ni (même) supérieur, mais autre justement ». C’est ce Narcissisme occidental les amenant à toujours se voir comme le début de toute chose qui les a amenés à produire un discours sur les autres en assimilant, en jugeant ceux-ci selon des critères qu’eux même ont fixés subjectivement.

Yves Valentin Mudimbe est un intellectuel Africain originaire de la République Démocratique du Congo. Il vit aux Etats-Unis depuis plusieurs décennies où il enseigne et écrit en Anglais. Son œuvre maitresse est d’ailleurs publiée en langue de Shakespeare et est considérée par plusieurs de ses collègues comme la critique de l’Africanisme.  (cf. The invention of Africa. Gnosis, Philosophy, and the  Order of Knowledge) est un ouvrage capital qui résume la pensée de Mudimbe au sujet du discours sur l’Afrique. En effet, cet auteur pense que, pour légitimer l’action coloniale, les occidentaux ont produit des discours sur l’Afrique et on façonné l’Afrique à leur guise. Il parle d’ailleurs de « Colonial Library » qui a été constituée grâce aux travaux des voyageurs et explorateurs coloniaux. Dans cette bibliothèque coloniale, on trouve une célébration de l’occident tant dans son identité que dans son espace au détriment des autres aires qu’ils considèrent comme des « barbares » depuis l’antiquité. En Afrique par exemple, ils ont employé le terme « ethnie » pour marquer cette différence et bestialiser l’autre. Ce discours a de ce fait un caractère binaire, à la limite manichéen parce qu’il divise le monde en deux : la lumière et le jour. Nous les « civilisés », Eux les « barbares ». Bref, eux ils sont les « mauvais », ils sont les « barbares », les « païens » qu’il faut civiliser, qu’il faut christianiser. Selon Mudimbe, toute cette création discursive visait un objectif : créer un subterfuge à la colonisation. Il fallait créer des barbares à civiliser, il fallait par la suite créer des sous-développés à développer.

Même s’ils sont originaires d’aires géographiques différentes, Edward Saïd et Mudimbe ont un point en commun : ils ont analysé avec brio le discours de l’occident sur les marges d’antan. A la sortie de leurs analyses, nous pouvons, sans risque de nous tromper, affirmer que ce discours est un mécanisme subtil, une ruse utilisée par les pouvoirs occidentaux pour formater le noir afin de le réécrire à la manière occidentale et selon ses propres critères d’appréciation. Ce discours a de ce fait occasionné des conséquences qu’il faut noter dans la suite de notre exposé.

 

Incidences sur les peuples et sur les sciences sociales


Malgré ces clarifications épistémologiques, les conséquences de ces discours sur l’Africain ont été considérables. La première conséquence a été la légitimation du fait colonial. Nous appelons fait colonial ici, tout le processus de construction et de légitimation de la domination impériale de l’Afrique par l’occident. Ce discours a légitimé le fait colonial en ceci qu’il a fait croire aux Africains et aux différents acteurs de la situation coloniale que la domination dont ils ont été victimes n’était que normale et rentrait dans la logique de « Ferry », c’est-à-dire la mission qui incombe aux Civilisations « supérieures » de soumettre les Civilisations « inférieures » pour apporter à ces dernières la Civilisation.

En plus d’avoir produit une « situation coloniale » au sens de Georges Balandier, le discours sur l’Afrique a légitimé le fait colonial et a mis l’Africain comme l’occidental dans une situation de « non-être », dans une situation de « non-humanité ». D’un coté, il était normal pour l’un de dominer l’autre car il lui apportait la civilisation et se réalisait économiquement. De l’autre coté, il était normal pour le dominé d’accepter la domination du colon pour avoir accès à la « civilisation » et rompre définitivement avec la « Barbarie » d’antan. C’était en ignorant que cette attitude allait avoir des conséquences inestimables sur des générations d’Africains et d’occidentaux. Jeremy Piolat dit ceci à propos du colonisé : « Reste ce que tu es et tu seras nié ou deviens ce que je suis et nies toi toi-même ». Par l’assimilation, l’Africain s’est nié lui-même, même s’il n’avait pas le choix pour certains. C’est ainsi qu’aujourd’hui, on observe une véritable crise d’identité en Afrique (Cette crise est à mettre à l’actif du violent discours que l’autre a produit sur l’africain).  

 

Il faut dire en dernière analyse que ce discours sur l’autre a produit une contre réaction sur le plan scientifique. Nous avons évoqué un peu plus haut certains précurseurs comme Saïd et Mundimbe sans oublier Cheikh Anta Diop et son œuvre gargantuesque sur l’origine Noire de la civilisation égyptienne pour déconstruire les savoirs impériaux axés principalement sur le discours sur l’Autre.

 Dans cette partie, nous allons nous appesantir sur les réactions à la fois africaines qu’occidentales à travers la critique postcoloniale qui envahit petit à petit les sciences sociales Africaines et Françaises. Certains auteurs français (Blanchard. P et Bancel. N, La fracture coloniale (La Découverte 2005, poche 2006)), (Verges.F., Blanchard et Bancel. N, Ruptures postcoloniales (La Découverte, 2010) ont lancé depuis la décennie 1990 sous l’inspiration anglo-saxonne le courant postcolonial dans les sciences sociales. Ce courant a pour objectif de rompre et de déconstruire les savoirs hérités de la colonisation pour, d’un coté, produire un discours sur l’Afrique et le monde en dehors du référent d’autrefois qu’est l’occident mais en essayant de « provincialiser l’Europe ».  De telle sorte que chaque partie du monde soit inclue non pas en tant que périphérie et l’occident centre mais en tant que périphéries elles toutes apportant chacune une part à la production scientifique.

D’autres parts, en France, il permet de montrer la place de l’Histoire coloniale dans la mémoire nationale Française. Une production scientifique s’en est suivie sur deux grands axes : l’un iconographique et l’autre littéraire. D’autres africains qui ont fait leurs études, pour la plupart en Europe et en Amérique, se sont joints à eux pour produire un autre discours sur l’Afrique. ( Mbembe, Diouf, Konaré…) Bref, ce discours sur l’Africain qui date de l’époque coloniale et qui s’est perpétué pendant la période postcoloniale a aussi engendré ce que nous appelons des contre discours à travers des œuvres scientifiques dans le cadre de nouveaux courants de recherche dans le domaine des sciences sociales.

Plus proche de nous (Sarkozy) a produit une sorte de haine envers la mémoire coloniale. Ce que certains auteurs ont récemment appelé en France la « Fracture Coloniale » qui est cette distance que les autorités françaises veulent mettre entre l’Histoire coloniale et l’Histoire Nationale. S’en suit une continuité du discours antique sur l’autre caractérisé par des lois (conséquences positives de la colonisation en 2005 en France, discours de Dakar de 2007…). Mais quelle politique d’avenir pour les peuples du monde ?

 

Pour une « éthique de la rencontre »


Pour dire que ce discours sur l’autre, ce discours sur l’Africain s’inscrit dans le projet hégémonique de l’occident qui date de plusieurs siècles et qui vise principalement à dominer le monde et imposer sa civilisation à tous les peuples qu’il doit d’abord nier, les considérer comme inférieurs sur une échelle de valeurs qu’il a fixée et ensuite leurs imposer leurs Us et coutumes comme panacée et comme moyens pour eux d’accéder à « l’humanité » et à la « modernité ». Malheureusement, ce discours sur l’Afrique a produit des conflits, la haine entre les peuples, la rancœur et la violence qui enlèvent cette part d’humanité que l’Homme a en lui pour l’ériger au rang d’animal. Une sorte de régime de la bête dans lequel l’Humanité est entrée avec ces propos de Castoriadis comme devise : « Il n’ya que moi qui vaut. Mais je ne peux valoir en tant que moi que si les autres en tant que eux ne valent rien ». Il a aussi produit la crise d’identité qui est observable aujourd’hui chez l’Africain et qui freine son émergence. Tout ceci a amené certains intellectuels nés après les indépendances à analyser ce discours sur l’autre et en particulier sur l’Afrique. Ce qui a produit une revivification des thèmes sur la critique postcoloniale ainsi qu’un produit scientifique prolixe sur ces thèmes. A travers « ces écrits et ces cris, ces auteurs veulent forcer le monde à venir au monde » (Tansi). Ceci, non plus, à travers un discours exotique sur l’autre mais en allant au contact de l’autre, en cherchant à connaitre l’autre dans sa singularité, en le reconnaissant ni comme inférieur, ni comme supérieur mais tout simplement comme autre avec qui on peut « changer en échangeant avec lui sans se perdre ni se dénaturer ».

 

 

Bibliographie

 

Nandy, Ashis., The intimate enemy. Loss and Recovery of Self under Colonialism, Delhi, Bombay Calcutta press, 1983. 123Pages

 

Hegel.F., La Raison dans l’Histoire. Introduction à la philosophie de l’Histoire, paris, Plon, 1965.

 

Saïd. E., L'Orientalisme. L'Orient créé par l'Occident, [Orientalism, 1978], traduction de Catherine Malamoud, préface de Tzvetan Todorov, Le Seuil, 1980, (rééd. augm. 2003), 392 pages.

 

Mudimbe. V.Y., The invention of Africa. Gnosis, Philosophy, and the Order of Knowledge, Indianapolis, Indiana University Press, 1988.


Kavwahirehi.K.,V.Y Mudimbe et la Réinvention de l’Afrique. Poétique et Politique de la Décolonisation des Sciences Humaines, Amsterdam, Rodopi B.V., 2006.


Ela J.M., Cheikh Anta Diop ou l’honneur de penser, paris, l’Harmattan.


Blanchard. P et Bancel. N, La fracture coloniale, Paris, La Découverte, 2005.

 

Konare, A.B., (dir.) Petit précis de remise à niveau sur l’histoire africaine à l’usage du président Sarkozy, Paris, La Découverte, 2008. 

 

Mbembe. A., Sortir de la Grande nuit, paris, La Découverte, 2010.

 

Articles

 

Mbembe. A., « Qu’est-ce que la pensée postcoloniale ?»  in Esprit, N° 330, PP- 117-133.

 

Diouf. M., « L’Afrique et le renouvellement des Sciences Humaines » entretien avec Ivan Jablonka in laviedesidées.fr, Janvier 2009.

 

Le site du groupe de recherche ACHAC (Association pour la Connaissance de l’Histoire de l’Afrique Contemporaine).

 

 

NB: Le titre de ce billet est une phrase de Edouard Glissant.



22/12/2012
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